-3 C
Grenoble
vendredi 9 janvier 2026

Du Kirghizstan à l’Inde, les nouveaux territoires du ski et de la mobilité urbaine redessinent les cartes du marché mondial de l’aménagement en montagne et du transport par câble

Alors que les domaines skiables européens continuent à investir pour accompagner le développement de la montagne à l’année, à l’image des domaines skiables français qui ont investis 568 M€* en 2024 soit 34 % de leur chiffre d’affaires hors taxes, les entreprises de l’aménagement en montagne et du transport par câble n’en sont pas moins attentifs aux opportunités qui se présentent plus loin. Même si la situation géopolitique et climatique a rebattu les cartes dans certaines parties du globe, des nouveaux marchés s’ouvrent, que ce soit pour équiper des nouvelles stations de ski, développer le tourisme 4 saisons, le câble urbain ou de loisirs, parfois dans des destinations inattendues. Le salon Mountain Planet fait un Tour du Monde de ces pays « émergents » et de quelques projets d’acteurs majeurs. Avant de faire le point sur les tendances et opportunités mondiales, faisons un point sur la France, où après Brest, Toulouse et tout récemment Ajaccio, Créteil est la quatrième ville française à accueillir un transport par câble urbain. Baptisé Câble C1, ce premier téléphérique urbain d’Île‑de‑France a ouvert le 13 décembre 2025 entre Créteil et Villeneuve‑Saint‑Georges. Depuis son ouverture, le premier téléphérique urbain d’Île-de-France connait un vrai succès auprès de la population en changeant le quotidien de milliers de Val-de-Marnais. Le trajet Créteil ↔ Villeneuve‑Saint‑Georges est désormais de 18 minutes en télécabine, contre 40 minutes en bus auparavant. La cadence est d’une cabine toutes les 30 s, pour un trafic de 11 000 voyageurs/jour attendus. Le constructeur de la télécabine de Créteil (Câble C1) est Doppelmayr France, filiale du groupe autrichien Doppelmayr‑Garaventa. (* source Montagne Leaders www.montagneleaders.fr)

Laurent Vanat, expert international de l’économie des stations de ski, est l’auteur du Rapport Mondial du Tourisme de Neige et de Montagne, qui détaille chaque année l’état du ski dans le monde, il nous livre son analyse sur les tendances mondiales des marchés pour le ski, le tourisme et l’urbain. « Il y a moins de nouvelles stations qui apparaissent, ou alors elles sortent de terre en Chine, où les équipements sont désormais fabriqués sur place, et en Russie, où les fournisseurs occidentaux sont désormais disqualifiés. Dans les pays émergents (et même ailleurs …), on se tourne aussi beaucoup vers des projets urbains ou touristiques pour anticiper l’avenir. ». Le 21 avril 2026 à 10h du matin, Laurent Vanat dévoilera en avant-première à l’ouverture du salon Mountain Planet, son rapport annuel sur l’état du ski dans le monde (www.mountain-planet.com).

Résilience des acteurs

Les instabilités politiques et les changements climatiques font ressortir l’agilité des entreprises de l’aménagement de la montagne. « Avec la crise sans précédent du Covid, puis les municipales en 2021, les investissements ont été reportés et on voit sur 2025-2026 un rebond de tous les projets. On a un marché français ultra mature. » nous dit Mehdi Caillis, Directeur des affaires publiques et du transport urbain chez le groupe français MND. « Dans le cadre de notre nouveau plan stratégique, notre évolution sera davantage axée vers l’urbain, en France mais aussi à l’export. »

Asie

« Pour le transport par câble, c’est assez cyclique. Il y a eu l’Amérique du sud, puis l’Asie, essentiellement la Chine et la Corée du Sud, mais actuellement il y a moins de projets dans cette zone. », constate Mehdi Caillis. 

Le marché a ralenti après que des installations spectaculaires ont vu le jour en Asie comme des cabines pour accéder à la muraille de Chine ou le plus long téléphérique tricâble par Doppelmayr (8 km), à Hon Thom au Vietnam.

Après un câble à Simataï à proximité de la grande muraille ou des téléphériques rejoignant les sites sacrés en Corée, POMA construit un système de transport urbain par câble afin de relier les quartiers de la ville d’Oulan Bator en Mongolie. La première ligne (environ 4,2 km, 2 stations, 98 cabines) est en cours de construction, avec installation progressive des pylônes et infrastructures principales depuis 2024. C’est la première ligne de transport urbain par câble du pays, dont la mise en service est prévue autour de 2026. Un investissement de 30 à 50 millions d’euros pour un système silencieux et 100% électrique.

Asie centrale/occidentale

Laurent Vanat explique : « Dans cette région, on entend parler épisodiquement de nouveaux projets, mais ils ne voient pas tous le jour, ou parfois plus tard. Ainsi, le Kazakhstan a remis sur le métier un ancien projet développé au début des années 2010, à l’époque de sa candidature aux JO. Il faut aussi noter le chantier mis en route au Kirghizstan pour une nouvelle station de ski, ainsi qu’une nouvelle station en Arménie, Myler, la troisième du pays »

C’est la société autrichienne SUNKID, leader mondial dans les équipements de loisirs 4 saisons, qui a installé les tapis pour les zones débutant de cette station. « En Asie Centrale, ils ont de grands projets mais leur population n’est pas skieuse. » poursuit l’expert, citant la très belle station de Shahdag en Azerbaïdjan, qui a des équipements à la pointe, mais une fréquentation très faible.

 « La zone d’Asie Centrale présente un potentiel intéressant, avec des projets parfois significatifs, mais souvent portés par une stratégie de développement ciblée sur un site touristique et pas nécessairement dans le cadre d’une stratégie nationale de développement des sports d’hiver. » explique Max ROUGEAUX, Responsable Marketing pour TechnoAlpin, qui a justement équipé la station de Shahdag en enneigeurs. Un chantier d’extension de grande ampleur débuté en 2025, en plusieurs phases, avec près de 140 enneigeurs complémentaire mis en place, 3 nouvelles salles des machines pour assurer l’alimentation en eau de cette extension majeure du système d’enneigement de la station. A l’issue de ses derniers investissements, Shadag comptera au total plus de 550 enneigeurs, ventilateurs et perches, pour garantir l’enneigement et sécuriser le produit « neige » pour les clients du domaine skiable.

Au Kazakhstan, TechnoAlpin a également procédé en 2025 à l’extension du système d’enneigement de la station d’Oi-Qaragai, avec 4000 mètres supplémentaire de piste équipée en neige de culture, pour renforcer un dispositif existant déjà conséquent. Cet investissement vient confirmer une relation engagée dès 2018 et poursuivit en plusieurs étapes depuis lors avec TechnoAlpin.

De l’autre côté de la Mer Caspienne, en Ouzbékistan, le domaine skiable d’Amirsoy, l’un des plus grands et des plus modernes du pays a également été équipé par Technoalpin. C’est la première station du pays à avoir installé un système d’enneigement.

L’Ouzbékistan représente le plus gros marché actuel pour MND avec une commande en cours de 100 millions d’euros pour la station de Chimgan qui comprend la construction et l’installation de deux télésièges, d’une télécabine débrayable ORIZON™ 10 places, du matériel pour la sécurisation des pistes de ski, des infrastructures de loisirs (une luge sur rail, deux tyroliennes, un espace de tubing), de 14 systèmes O’BellX pour le déclenchement préventif d’avalanches et d’un réseau d’enneigement automatisé. MND orchestre l’ensemble des volets techniques, fort de son modèle intégré et Made in France : un seul partenaire pour concevoir, produire et installer des infrastructures complètes. Deux ans après le lancement du projet d’envergure mené par le groupe français MND, près de 100 personnes sont mobilisées au quotidien sur le terrain pour donner vie en Asie centrale à la première destination internationale de loisirs de montagne, accessible toute l’année. Située à moins de 1h30 de route de la capitale Tachkent, comptant pas loin de 4 millions d’habitants, Chimgan a pour ambition de devenir le premier site de loisirs de montagne d’Asie centrale. 

L’État du Kirghizistan a lancé le projet du futur domaine skiable « Trois Sommets / Three Peaks », présenté comme le plus grand projet de station de ski d’Asie centrale. Le resort se situe dans la région d’Issyk-Koul, dans les montagnes du Tian Shan, autour de trois massifs : Jyrgalan, Ak-Bulak et Boz-Uchuk. À terme, le domaine vise 200 à 250 km de pistes et environ 30 à 36 remontées mécaniques, avec une capacité d’environ 850 000 skieurs / touristes par an. L’investissement total annoncé de ce nouveau Resort tourne autour d’un milliard de dollars, combinant financements publics kirghiz et investissements privés (hébergements, infrastructures touristiques). Les premières phases de travaux sont en cours pour une ouverture partielle envisagée fin 2026/2027, puis une montée en puissance jusqu’à l’horizon 2030‑2035 pour le projet complet. Les terrassements, voirie d’accès, réseaux, et construction des deux premières remontées (combi-lifts Doppelmayr, env. 4 km au total) sont en cours. Objectif annoncé : 60 km de pistes et 6 remontées en première étape, avec une ouverture partielle du ski à Jyrgalan pour la saison hiver 2026‑2027, puis montée en charge jusqu’en 2030.

C’est au Kazakhstan que SUNKID a installé une piste de luge 4 saisons nouvelle génération, Mountain Coaster 2.0. La société autrichienne travaille sur plus de 9 000 projets dans le monde entier. « Nous constatons une expansion très forte des équipements de loisirs été dans les montagnes du monde entier.  Le meilleur exemple est le tapis de transport SUNKID, qui il y a 29 ans était destiné uniquement aux skieurs et qui est utilisé aujourd’hui pour les bike parks, les pistes de luge, les parcs aquatiques… 

Afrique

Sur ce continent, le potentiel au niveau des projets de transport par câble intéresse les acteurs du secteur. « Tout le monde regarde vers ce continent. Aujourd’hui les projets sont concentrés plutôt en Afrique du nord, mais d’autres pays s’intéressent au câble comme le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Sénégal… ça commence à bouger, mais les temps de maturation sont longs. » constate Mehdi Caillis chez MND. « La problématique majeure quand on parle d’urbain c’est la capacité de l’état à financer, d’autant plus que le modèle économique, comme celui de tout type de transport public, ne permet pas de rentabiliser les infrastructures. »

POMA a livré en 2025 le téléphérique de la capitale de Madagascar. Maillon du transport urbain d’Antananarivo, cette ligne dessert 7 gares sur 8,7 km entre Antsako, Anosy et Ambatobe, avec une capacité de transport jusqu’à 40 000 passagers /jour dans un premier temps.

Des projets liés au développement touristique s’ouvrent également en Afrique, par exemple avec la télécabine de DianaLand, un parc de loisirs à Agadir, installée en 2023 par l’autrichien Doppelmayr. Une première au Maroc, qui permet lors d’un trajet de 6 minutes perché à 1 600 mètres, de profiter de vues époustouflantes sur l’océan Atlantique, le port et la vieille ville.

Dans cette partie du monde, l’île de La Réunion est particulièrement dynamique sur le développement du transport par câble, d’abord pour des questions de mobilité mais aussi d’attraction touristique. La Cinor développe ces nouveaux modes de déplacements, car aujourd’hui on ne parle plus de la mobilité, mais DES mobilités.

Après le premier métrocâble de l’Océan Indien, le Papang, réalisé par Poma en 2022 et qui connait un franc succès avec plus de 4,6 millions de passagers en 3 ans, la Cinor a choisi MND en 2025, pour la construction et l’exploitation du téléphérique urbain de La Montagne à Saint-Denis. Cette nouvelle ligne reliera le bas de Bellepierre au plateau de La Montagne en seulement 4 minutes, transformant la vie quotidienne de milliers d’habitants. Véritable alternative à la voiture, elle désenclavera les Hauts tout en réduisant les nuisances, la pollution et les temps de trajet. ZÈL La Montagne sera le premier téléphérique urbain au monde 100 % neutre en énergie. Son fonctionnement reposera sur un réseau Smart Grid de nouvelle génération : un système énergétique intelligent qui combine la récupération d’énergie produite lors des descentes avec des installations photovoltaïques couvrant l’ensemble des gares et bâtiments annexes. Ce dispositif permettra de produire autant d’énergie que consommée sur l’année, y compris pour les besoins des infrastructures annexes (bâtiments, parkings, espaces associés), garantissant un bilan carbone nul à l’exploitation. Sa mise en service est prévue pour l’été 2028.

Amérique du Sud et Antilles

« Dans les stations de ski, le Chili et l’Argentine ont connu une bonne saison en 2024. Mais il y a peu d’opportunités dans ces pays car les investissements sont rares. », commente Laurent Vanat.

Côté urbain, le continent est pionnier dans le domaine. « Les projets ont commencé là-bas, principalement pour des raisons de topographie. Dès 2004, on a vu apparaître des installations à Medellin et aujourd’hui il y a 2 ou 3 appels d’offres par an en Colombie. En Bolivie, il y a 10 lignes aujourd’hui et 2 nouvelles lignes sont prévues pour 2026. Un autre géant se réveille, le Mexique, avec déjà 5 projets réalisés et beaucoup d’autres en perspective en 2026 avec les AO de CDMX. » poursuit Mehdi Caillis.

Après la 1ère télécabine urbaine des Caraïbes à Saint-Domingue, une ligne 100% horizontale survolant le fleuve Ozama, puis une 2ème ligne de 4,2 km dans le Nord-Ouest de la capitale inaugurée en mai 2023, la République Dominicaine fait de nouveau appel à POMA pour un projet de téléphérique. Un chantier démarré à l’automne 2021, cette fois à Santiago de los Caballeros, pour accompagner le développement urbain de la 2ème ville du pays. Sur le marché touristique, Doppelmayr termine actuellement la réalisation la télécabine la plus longue du monde dans l’État insulaire de La Dominique sur le site de Boiling Lake (Système 10-MGD Doppelmayr, débit d’environ 1 000 pers./h, cabines de 10 places). D’une longueur de 6,6 kilomètres, avec un temps de trajet d’environ 20 minutes entre la vallée de Roseau et le Boiling Lake, elle permettra aux visiteurs de rejoindre la seconde plus grande source thermale du monde.

Moyen-Orient

Dans cette région c’est en Arabie Saoudite que des projets devraient fleurir, avec un mix d’urbain et de touristique, le pays voulant diversifier son économie. NEOM, projet pharaonique au milieu du désert et sa station de ski Trojena prévue pour accueillir les Jeux Asiatiques d’hiver en 2029 suscite bien des polémiques, mais même s’il a été revu à la baisse, il est bel et bien en train de se concrétiser. On peut déjà skier sous des dômes dans ce pays, mais cette station futuriste sera en plein air, grâce à un système d’enneigeurs alimentés par un lac qui surplombera la station, un immense réservoir d’eau de mer doté de 3 barrages dont le plus gros devrait mesurer 475 mètres de large et 145 mètres de haut et qui après désalinisation alimentera les canons à neige de la station.

Asie du Sud – Inde

Après la Colombie, le Pérou, la Chine… l’Inde est désormais le nouveau pôle mondial du transport par câble, alliant innovation pour la mobilité urbaine et désenclavement rural et touristique dans les zones montagneuses. Alors que l’Inde compte trois stations de ski (Gulmar, Auli et Manali)[1] pour une vingtaine de remontées mécaniques, le transport par câble répond à l’urgence de solutions de transport alternatives dont a besoin l’Inde. Le marché mondial du transport par câble connaît une croissance soutenue, et l’Inde se positionne comme le prochain grand terrain d’expansion pour les fabricants européens. Porté par le programme national “Parvatmala Pariyojana” (National Ropeways Development Programme), ce mode de transport doux, qui s’affranchit des obstacles au sol, s’impose ici comme une alternative durable, efficace et économique en milieu urbain et pour les zones difficiles d’accès et montagneuses. L’Inde qui compte 1,43 milliards d’habitants[2], prévoit de construire plus de 200 lignes de transports par câbles d’ici 2030, pour un total de 1 200 kilomètres et un budget public dépassant les 13 milliards d’euros. Ce plan ambitieux soutenu par l’état offre aux industriels européens l’opportunité de conjuguer croissance, innovation et engagement pour la mobilité durable.

En Inde, l’état mise sur les téléphériques urbains pour résoudre les problèmes de pollution et de circulation. Avec le programme Parvatmala, un programme national de développement de téléphériques le gouvernement a annoncé son intention de développer plus de 250 projets d’ici cinq ans. Le programme favorise le « Made in India » même si quelques projets pourront être confiés à des entreprises européennes.

Parmi les projets en cours, le téléphérique de Shillong, dans l’État du Meghalaya en Inde, a été confié à POMA. Ce nouvel équipement reliera la ville de Shillong à Shillong Peak, un point de vue emblématique, et doit devenir un atout fort pour le développement touristique de la région, avec une mise en service visée à l’horizon 2027.

Pour les fabricants européens : Doppelmayr, Bartholet, Leitner, Poma, MND Ropeways qui sont les leaders mondiaux dans le transport par câbles depuis des décennies grâce à leur expertise, leurs réalisations aux quatre coins de la planète, leurs standards de sécurité les plus élevés au monde et leurs technologies … l’Inde représente désormais un marché incontournable pour les projets touristiques et urbains. Un marché de plus 13 milliards d’euros d’ici à 2030 qui s’annonce comme le plus important au monde désormais pour tous les grands constructeurs européens.

À propos de Mountain Planet : MOUNTAIN PLANET est le salon mondial de l’aménagement et de l’industrie de la montagne qui se déroule à ALPEXPO le parc événementiel de Grenoble, en Auvergne-Rhône-Alpes (France). Rendez-vous international de l’aménagement de la montagne, vitrine des plus récentes innovations et tendances des marchés, cet événement majeur pour les professionnels de la montagne rassemble tous les deux ans l’ensemble de l’écosystème mondial de la montagne (industriels, élus, collectivités, hébergeurs, exploitants de domaines skiables…). Il permet aux professionnels de la filière de dévoiler innovations et dernières tendances/technologies pour aménager durablement la montagne en été et en hiver. À chaque édition, MOUNTAIN PLANET accueille plus de 900 exposants et marques internationaux. Sa surface d’exposition est de 60.000 m2. Plus de 20.000 visiteurs professionnels en provenance de plus de 68 pays y participent. L’édition 2026 du salon MOUNTAIN PLANET se déroulera du 21 au 23 avril 2026 à Grenoble-ALPEXPO (France). Plus d’infos sur : mountain-planet.com

[1] Source : Rapport Mondial du Tourisme de Neige 2025 de l’expert suisse Laurent Vanat

[2] Source ONU 2025

Alexandre Bérard
Alexandre Bérardhttps://www.alternativemedia.fr
Alexandre Bérard. Fondateur et directeur d'Alternative Media. Relations presse de : MND Group - Polartec - Domaines Skiables de France - Compagnie des Alpes - Les Sybelles - Serre Chevalier Vallée Domaine Skiable - Salon Mountain Planet

Articles à lire